Report du calendrier PPCR? Pour nous, c’est inacceptable!


Et maintenant ?

C’est bien la question qu’il faut se poser collectivement après quelques mois de l’installation d’un nouveau président et d’un gouvernement que la droite ne peut pas renier. Malheureusement, si nous avons évité le pire en élisant Emmanuel Macron, nous savions que nous aurions à porter une série de réformes qui n’iraient pas dans le sens des fonctionnaires ni du service public tel que nous le défendons à l’UNSA.

Les premières annonces sont claires et nous promettent des lendemains qui déchantent. Nouveau gel du point d’indice, baisse du budget de l’ESR, remise en question du calendrier du PPCR, retour du jour de carence, projet de l’abandon d’un système de retraite par répartition au profit d’un système par point, hausse de la CSG…et la disparition du ministère de la Fonction Publique au profit d’une gestion par le ministère de l’Action et des Comptes publics.

Notre vigilance portera aussi sur les annonces faites par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, concernant la possibilité d’expérimentations de nouvelles formes d’organisation dans l’ESR. Nous avons déjà connu les attaques répétées vis-à-vis de nos statuts et de nos conditions de travail au détriment de nos missions de service public. Cela est à l’ordre du jour et fortement soutenu par la CPU. C’est pourquoi nous ne cesserons pas de reprendre ce mot d’ordre :

« L’autonomie n’est pas l’indépendance »

Cela n’augure rien de bon pour le quinquennat qui débute mais remet au cœur du débat les raisons d’appartenir à une organisation syndicale telle que la nôtres. Syndicat réformiste, bien entendu, nous sommes là pour négocier, discuter et faire évoluer les projets qui ont ou aurons un impact sur nos salaires, indemnités et carrières. Si cela s’avère impossible, nous serons prêt·es à prendre nos responsabilités.

 

2017-09-12 Courrier fédérale Engagements PPCR2