Multilatérale avec Frédérique Vidal


COMMUNIQUÉ

Ivry-sur-Seine, mercredi 22 janvier 2020
Une réunion multilatérale s’est tenue ce matin en présence de Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Elle avait pour sujet la partie RH (groupe de travail n°2 sur l’attractivité des carrières scientifiques) de la LPPR après les annonces faites lors de la cérémonie des vœux du 21 janvier. Il s’agit d’une enveloppe de revalorisation indemnitaire de 92 M€ pour 2021 pour l’ensemble des personnels mais qui iront prioritairement aux enseignants-chercheurs, chercheurs, post-doctorants et doctorants.

Tous les personnels BIATSS seront concernés mais il était important de rappeler des éléments essentiels pour nos collègues.

Équipe de recherche, ce ne sont pas que des chercheurs et des enseignants-chercheurs
Pour permettre à ces collègues de faire de la recherche il est nécessaire de mettre en place une équipe avec des personnels de soutien suffisants et reconnus tant dans leurs missions que dans leur rémunération. C’est la stabilité de cette équipe et l’engagement dans un objectif commun qui permettra la réalisation la plus efficace. C’est pourquoi, il faudra aussi que les Ingénieurs de Recherche (recrutés avec un doctorat) soient intégrés dans les mesures mises en place pour les chercheurs et enseignants-chercheurs en entrée de carrière.
Indemnitaire, cela ne peut pas être le seul moyen pour revaloriser les carrières des personnels BIATSS de l’ESR.
Depuis des années, l’UNSA Éducation demande un alignement des primes sur la moyenne interministérielle. Comme nous le savons, notre ministère a, non seulement, les taux de primes les plus bas mais ces taux connaissent des variations entre les corps et, surtout, entre les établissements. Cette discrimination est encore plus criante depuis la mise en place du RIFSEEP que ce soit dans sa partie fixe (IFSE) ou variable (CIA).
L’impact de ces différences aura, à terme, des conséquences importantes lorsque les primes seront intégrées dans la future loi sur les retraites. C’est pourquoi nous avons demandé à la ministre que des réunions se mettent rapidement en place pour aborder les problématiques spécifiques à la compensation de la perte des pensions. Il s’agit surtout de ne pas mélanger les deux sujets mais de les traiter en parallèle. Nous n’avons obtenu aucune réponse sur ce sujet.
Notre syndicat n’est pas favorable à l’accroissement des emplois de contractuels alors que les établissements gèlent des postes de fonctionnaires. Pourtant, ces personnels, déjà nombreux, seront pénalisés par une revalorisation indemnitaire à laquelle ils échappent. Que va-t-il se passer pour eux ?
Nous attendons donc, maintenant, les 2 prochaines réunions du mois de février qui porteront sur les modalités pratiques des augmentations indemnitaires. Nous saurons redire et défendre nos positions dans chacune de ces réunions ainsi que dans les instances où nous siégerons.
Martine Samama
Secrétaire générale UNSA ITRF-BI-O